Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 17:32

Merci

 
 

 

 

Nous remercions chaleureusement les 2791 électrices et électeurs de la circonscription qui nous ont accordé leur vote.

 

Ensemble, vous avons ainsi exprimé l’opposition la plus résolue à la politique ultra-libérale de régression sociale qu’entend mener Nicolas Sarkozy et son gouvernement, ainsi que notre volonté d’agir pour construire à gauche un véritable projet transformateur.

 

Forts de vos nombreux suffrages, nous poursuivrons avec tous ceux qui le souhaitent cette lutte pour l’avenir, persuadés que là, se situe l’espoir.

 

Dimanche 17 juin, pour battre la droite UMP et sa politique conforme aux attentes du MEDEF, avec des orientations puisées dans l’arsenal de l’extrême-droite, une allégeance à Georges Bush et l’ultra- libéralisme en Europe, nous vous appelons à voter et à faire voter pour Laurent CATHALA

 

 

 

 

 

Nadine LUC                Jean-Jacques PORCHERON

 

Candidats d’union et de rassemblement

présentés par le Parti communiste français

 
Par Nadine Luc et Jean-Jacques Porcheron
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /Juin /2007 14:52
main-vieille-pers.jpg Nadine Luc et Jean-Jacques Porcheron, sollicité par l'Association pour le droit de mourir dans la dignié (ADMD) ont ecrit :



J’ai lu avec beaucoup d’attention le dossier relatif au combat mené par l’ADMD pour la reconnaissance du droit à l’obtention d’une aide active à mourir que vous m’avez adressé. Je vous en remercie.

 La question que vous soulevez revêt une importance toute particulière, puisqu’elle touche à la liberté de chacun d’entre nous de décider du moment et des moyens de sa propre fin et de l’imposer à ses proches et à la société.

 Tout comme vous, le statu quo auquel s’est résolu le Parlement français à l’occasion de l’examen de la loi Léonetti, ne peut me satisfaire. Il est en effet terrible de constater qu’aujourd’hui encore, une personne dans la situation qui a été celle de Vincent Humbert, pour mettre un terme à sa vie qu’elle ne juge plus digne d’être vécue et alors qu’elle ne peut espérer aucune amélioration de son état de santé, n’a pour seule alternative que de mourir d’inanition.

 J’estime qu’il est indigne que la loi se cantonne à proposer à ceux qui sont atteints d’un handicap ou d’une maladie d’une particulière gravité, irréversibles ou incurables, et qui souhaitent abréger leur existence, le seul choix d’une agonie parfois longue et cruelle.

 En outre, la volonté du législateur de maintenir à tout prix le principe de la sacralité de la vie est intenable. Elle aboutit même à entretenir des contradictions profondément malsaines, puisqu’il faut en définitive compter sur la violation de la législation sur l’euthanasie pour rendre la situation humainement et socialement supportable.

 Enfin, je constate que notre législation ne répond, ni au consensus social autour d’une aide à mourir qui s’est développé en France depuis une vingtaine d’années, ni aux pratiques médicales qui ont cours dans nos services de réanimation.

 Voici les raisons pour lesquelles, si un texte de loi visant à permettre aux personnes de choisir les moyens de leur propre mort, sous contrôle médical et dans le plus strict respect de leur volonté, est présenté devant le Parlement, je figurerai parmi les parlementaires qui contribueront à son adoption.

 Je vous prie de croire, Madame, en l’expression de ma considération distinguée.

 
Nadine Luc     
Jean-Jacques Porcheron                                                              

 

Par Nadine Luc et Jean-Jacques Porcheron - Publié dans : Opinions
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /Juin /2007 14:39

declarationdesdroitsdelhomme.jpg Amnesty International France a adressé à Nadine Luc et Jean-Jacques Porcheron son « Manifeste des droits humains » . Elle lui a répondu en ces termes :

 

Je tiens tout d’abord à saluer votre engagement personnel et le travail inlassable d’ pour le respect des droits humains.

Je suis convaincue des responsabilités de notre pays, par son histoire et sa place sur la scène internationale, dans l‘action contre les violations des droits humains partout où elles existent et pour promouvoir les droits au cœur de la politique de la France et de ses engagements internationaux.

Je constate avec vous, hélas, que notre pays aujourd’hui n’est pas exempt de critiques, tant sur son territoire qu’au niveau international.

Pour ma part je considère que le combat pour les droits humains est d’autant plus essentiel que la période est difficile. Les droits les plus élémentaires continuent d’être bafoués dans une partie du monde très importante. 2,5 milliards de personnes ont moins de 2 dollars par jour pour vivre ; les guerres de domination et celles civiles ne cessent pas ; la peine de mort est encore en vigueur dans 74 pays ; la torture perdure ; le viol continue d’être une arme de guerre au Darfour, en République Démocratique du Congo et dans doute ailleurs ; des populations sont déplacées en Afrique, au Moyen-Orient, trois millions en Colombie ; un mur a été érigé en Palestine ; des Etats pratiquent la colonisation ; nous avons assisté à un véritable génocide au Rwanda…

Qui plus est, les plus vieilles démocraties, qui se sont souvent arrogé le droit de donner des leçons au reste du monde, connaissent des régressions préoccupantes.

Certaines d’entre elles – les Etats-Unis en particulier- justifient ces régressions et théorisent sur la nécessité de subordonner les droits et libertés à la lutte contre le terrorisme. Et ne nous cachons pas que les européens y participent.

La France, si elle est critique quant à la politique américaine, n’est pas moins touchée. Des dispositions prises au nom de la lutte contre le terrorisme ont été intégrées dans les textes de droit commun et ainsi perdu leur caractère exceptionnel : diminution des droits de la défense avec l’allongement de la durée de la garde à vue, facilitation des perquisitions, extension des écoutes téléphoniques, interceptions de communications de tout ordre, fichage généralisé ou encore développement de la vidéo surveillance.

C’est toute une série de disposition et de pratiques à vocation sécuritaire qui sont mises en œuvre depuis 5 ans. La présomption d’innocence est peu à peu remise en cause, la détention provisoire s’accroît, une véritable chasse aux sans-papiers a lieu, l’accès au droit d’asile est restreint.

Aussi je partage les préoccupations majeures de votre organisation et je m’engage sans restriction à les respecter.

  1. obtenir justice et réparation pour les femmes victimes de violence

Le rapport d’Amnesty International France de 2006 a joué un grand rôle dans la prise de conscience du fléau que constituent les violences contre les femmes. Les groupes parlementaires communistes de l’Assemblée nationale et au Sénat, ont déposé des propositions de loi en 2004 relatives à la prévention et à la sanction des violences conjugales, propositions qui ont contribué à une première loi votée le 4 avril 2006, dont le contenu reste très en deçà des nécessités. En tant que députée, je m’engage à obtenir du gouvernement qu’il approfondisse les mesures de la loi.

Je réponds formellement sur le nécessaire plan d’action contre les violences et financement en France et je m’engage sur le financement de l’aide aux femmes victimes de violences dans le monde et aux organisations qui les soutiennent.

  1. placer les droits humains au cœur des questions de sécurité

Le point commun de toutes les lois qui ont eu pour objet de lutter contre le terrorisme a été – et ce depuis 1996 – d’aggraver la législation pénale, de viser un nombre considérable d’infractions n’ayant que très rarement un lien avec le terrorisme, de restreindre les libertés publiques.

L’aggravation a été manifeste depuis 2002 et a eu pour conséquence la multiplication d’actes manifestement attentatoires aux droits des personnes : contrôle au faciès, garde à vue, violences, détention, par des représentants de la force publique.

Je veux m’engager à l’abrogation des dispositions législatives portant atteinte aux libertés démocratiques et stigmatisantes à l’égard de catégories de population.

Je défends la pérennisation de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) avec des garanties d’indépendance, des moyens de fonctionnement et une saisine par les citoyens.

Je m’engage à ce que toute mesure contre le terrorisme respecte les droits humains et à ce que la France refuse catégoriquement l’extradition de personnes vers des pays – quels qu’ils soient – où elles risquent d’être maltraitées, torturées, où elles peuvent bénéficier d’un procès équitable et où a fortiori elles risquent la peine de mort.

  1. défendre le droit d’asile et les droits des réfugiés

Le droit d’asile est le fruit d’un long cheminement porteur de valeurs universelles. Je veux tout d’abord exprimer mon attachement à ce droit. C’est un droit fondamental de la personne et il est positif qu’il ait été affirmé comme tel au plan national, par son intégration dans le Préambule de notre Constitution de 1946. Quant à la Convention de Genève, elle est un acquis que la communauté internationale et les Etats doivent défendre et faire reconnaître partout, comme une socle essentiel.

Hélas, dans notre pays, force est de constater que le droit d’asile est sans cesse rogné. Il le fut notamment avec la loi du 10 décembre 2003 qui a introduit des notions restrictives (« protection subsidiaire », « actions de protection », « asile interne », « pays d’origine sûrs »). Je m’engage lutter pour l’abrogation de cette loi, comme tous les textes régressifs qui ont assimilé droit d’asile et politique d’immigration.

En même temps, je pense qu’il est effectivement des situations non prévues à l’origine dans la Convention de Genève et qui méritent, aujourd’hui, d’être prises en considération. C’est pourquoi je propose d’élargir son champ d’application, afin de faire face à la demande de protection de personnes persécutées en dehors de situations ressortant de la sphère de l’Etat (par exemple : origine, genre, orientation sexuelle, appartenance à un groupe politique, religieux…).

Pourquoi ne pas prendre également en considération les atteintes graves aux droits économiques, sociaux et culturels, la torture ou les traitements inhumains et dégradants ? Il faut aussi, je pense, réfléchir à la création de nouveaux outils internationaux de protection, dans des domaines spécifiques : les éco-réfugiés ou les réfugiés de l’environnement par exemple, ou encore, les personnes ne situation générale d’insécurité ou d’état de guerre. L’ONU peut jouer un rôle en faveur de cette reconnaissance.

Le principe de non refoulement doit être adopté. Les contrôles EURODAC ne doivent pas servir de prétexte à l’institution de fichiers qui peuvent nuire aux personnes requérantes.

L’harmonisation doit se faire « par le haut ». elle ne peut s’appuyer sur une mise en concurrence des peuples, des travailleurs, qu’il s’agisse de travailleurs immigrés avec ceux du pays d’accueil ou e travailleurs immigrés du Sud avec ceux de l’Est… c’est une des raisons qui fondait mon opposition au projet de Constitution européenne.

Ce sont des choix politiques auxquels la France s’honorerait de contribuer.

Les démarches auprès de l’OFPRA doivent être simplifiées et des garanties procédurales doivent être accordées aux demandeurs d’asile : entretien systématique avec le demandeur, qui doit être assisté d’un conseil de son choix ; prise en charge par l’Etat des frais de traduction et de transport ; aide juridictionnelle pour tous dès maintenant.

La procédure de demande d’asile à la frontière doit être réformée. Les demandeurs doivent pouvoir bénéficier d’une admission au séjour et d’un recours suspensif contre les décisions de refus. Les associations habilitées doivent conserver la possibilité d’un accès permanent aux zones d’attente.

  1. garantir la protection des droits économiques, sociaux et culturels

Le groupe communiste et républicains et citoyens du Sénat sont intervenus à plusieurs reprises auprès du Président Chirac pour que la France respecte et mette en œuvre l’ensemble des droits contenus dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

Je suis convaincue que, plus que jamais, la conscience de l’indivisibilité et de l’universalité des droits doit progresser.

Nous savons que certains Etat hésitent, pour des raisons diverses, à s’engager en faveur d’un tel protocole. Le débat porte également sur la détermination des droits concernés et sur le type d’approche : globale ou sélective (dite « à la carte »). Or, l’efficacité du mécanisme de recours suppose l’absence de limitation a priori quant à son champ ou ses modalités d’action, et donc une approche globale.

Dans ces conditions, il serait très important que notre pays use de son influence et de la reconnaissance dont il bénéficie comme défenseur des Droits de l’Homme pour soutenir, tant auprès des autres Etats qu’à la Commission des Droits de l’Homme, l’adoption d’un tel protocole.

  1. mener une politique étrangère plus respectueuse des droits humains

Au plan international, les peuples demandent des comptes. On le voit en matière de génocides, de colonialisme… Dans des pays, des gens réagissent parce que les Etats sont dans l’incapacité de répondre à leurs aspirations de liberté, à l’autonomie, à être des acteurs de leur vie.

Je suis pour ma part convaincue que la force des démocraties réside dans le respect des valeurs fondamentales que les nations se sont forgées, dans le respect du Droit et des droits. Elle est dans le regard que ces démocraties portent, en toute transparence, sur elles-mêmes et sur la démarche du monde. Un regard qui doit mettre l’être humain au centre de toute considération.

Je suis totalement convaincue et engagée pour que la France respecte ses engagements :

  • qu’elle se mette en conformité avec le statut de Rome, ce que les parlementaires communistes et partenaires ont soutenu à plusieurs reprises ;
  • qu’elle ratifie le deuxième protocole facultatif du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PICDP) ; concernant le protocole n°13 à la Convention européenne des Droits de l’Homme ;
  • qu’elle assure une réelle prise en compte des droits humains dans les programmes et les politiques des institutions financières internationales et régionales ;
  • qu’elle renforce son engagement en faveur de l’adoption d’un traité international sur le contrôle du commerce des armes classiques.

 

En vous assurant de ma détermination en ce domaine, je vous prie d’agréer, Madame la présidente, l’expression de mes sentiments les plus cordiaux.

Nadine Luc                                                                    
Jean-Jacques Porcheron

                          

Par Nadine Luc et Jean-Jacques Porcheron - Publié dans : Opinions
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 23:28

champignon-nucl--aire.jpg Les graves conséquences sur la santé et l’environnement des essais nucléaires pratiqués par notre pays de 1960 à 1966 en Algérie, puis jusqu’en 1996 en Polynésie française, sont un sujet qui me préoccupe.

L’arrêt des essais nucléaires de la France et dans le monde fait partie de mes engagements politiques avec l’exigence du désarmement et du combat pour la paix qui est aussi celui de bien d’autres forces politiques et sociales. C’est un combat qui est loin d’être terminé. Je pense en particulier à ce que l’on appelle les essais en laboratoire. Il s’agit d’un programme dont je demande aussi l’arrêt.

 

Comme candidate à la députation, je partage pleinement le contenu des différentes propositions de loi déposée sur ce sujet par les groupes communistes de l’Assemblée Nationale et du Sénat. La première d’entre elles, relative « au suivi sanitaire des essais nucléaires français » date ainsi du mois de novembre 2002.

Les deux dernières, qui précisent quelques mesures contenues dans celle-ci, ont été déposées au Sénat en janvier et février 2007. l’une concerne plus particulièrement les vétérans des essais nucléaires puisqu’elle modifie « certaines dispositions du code des pensions militaire d’invalidité et des victimes de la guerre sur le délai de présomption d’imputabilité applicable aux maladies radio-induites », l’autre détaille la création « d’un fonds d’indemnisation des préjudices causés par les essais nucléaires pratiqués en Algérie et en Polynésie française ».

 

Par ailleurs, la sénatrice Hélène Luc a été à l’origine de plusieurs initiatives pour soutenir vos revendications et contribuer à la prise de conscience du Parlement, tant sur l’impact réel des essais nucléaires que sur la légitimité et la nécessité d’une indemnisation des victimes.

 

Ces différentes prises de position répondent, je le crois, à certaines de vos questions.

Je vous apporte donc bien volontiers les précisions suivantes :

 

1. je pense effectivement légitime et nécessaire que le nouveau Président de la République assume officiellement et solennellement, au nom de l’Etat, les conséquences d’actes politiques décidés par ses prédécesseurs.

Puisqu’il est avéré que nos essais nucléaires ont eu des effets négatifs, tant sur la santé de ceux qui y ont participé que sur l’environnement, je m’engage donc à le faire reconnaître, mais aussi et surtout, à faire prendre par le gouvernement les mesures d’indemnisation pour les victimes de réparation des dommages causés à l’environnement.

 

Mais pour cela il est impératif que la vérité soit dite et que toute la transparence soit faite sur la réalité de nos essais nucléaires. Un premier pas avait été fait dans ce sens puisqu’à la question d’Hélène Luc, l’ancienne ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, avait accepté de lever partiellement le « secret défense » sur certaines données et sur certaines archives afin de permettre à des chercheurs de réaliser des études médicales et scientifiques.

 

Malheureusement, la décision du nouveau gouvernement de la Polynésie française, proche de l’actuelle majorité, de supprimer l’organisme de recherche de la vérité et de dialogue entre toutes les parties qu’était le COSCEN (Conseil d’Orientation sur le suivi des conséquences des essais nucléaires) met en cause le fructueux travail entrepris jusqu’ici.

 

De même, le récent rapport publié par le ministère de la Défense sur les « essais nucléaires et leur suivi au Sahara » qui tend à nier tout effet négatif sur les hommes et l’environnement, ne semble pas vraiment indiquer une réelle volonté de faire toute la lumière.

 

2. cette disposition est contenue dans les différentes propositions de loi déposées par les parlementaires communistes. Je souhaite donc que le Premier ministre l’inscrive rapidement, une fois la nouvelle assemblée élue, à l’ordre du jour du Parlement.

Par Nadine Luc - Publié dans : Opinions
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 23:26
afrique.jpg La France et le continent africain ont des rapports de longue date, liés à une Histoire tourmentée et qui doit aujourd’hui être apaisée. L’esclavage, la traite négrière, le pillage des richesses et aujourd’hui la néo-colonisation, sont autant de crimes commis par la France contre la l’Afrique. Il est temps que de nouveaux rapports s’engagent entre notre pays et ce grand continent.

Mon combat est celui de la coopération bilatérale entre la France et l’Afrique. Notre pays n’a pas de raisons valables d’avoir des prérogatives gouvernementales, économiques, financières, politiques en Afrique. Je suis donc tout à fait favorable à ce que les Etats africains mettent en place des systèmes démocratiques qui répondent aux aspirations légitimes des peuples à se gouverner eux-mêmes. La souveraineté économique, notamment en interdisant les aides financières du gouvernement américain aux producteurs américains, et militaire de ces pays sera un gage d’avancée certaine contre toutes formes de dominations des puissances du Nord sur le continent africain.

L’Afrique n’est pas un bloc homogène. Il faut que la France considère les particularités régionales, locales, sans non plus encourager les nationalismes ou « ethnicismes » menaçants pour le continent. Mais les particularités économiques, culturelles, identitaires doivent être reconnues afin de faciliter les rapports en France et en Afrique.

Je suis favorable à la création d’une commission parlementaire chargée de réaliser le bilan des rapports France Afrique. En outre, il faut une rupture totale et sincère avec le système « françafrique » perpetué par les différents gouvernements depuis 20 ans. Au contraire, il est temps de favoriser la coopération basée sur la transparence et dans le respect des intérêts des 2 parties et au bénéfice de la population africaine, dans le respect des droits de l’Homme.

Enfin, je crois nécessaire et urgent, en vertu des liens historiques que nous avons avec l’Afrique, que notre pays utilise son aura internationale pour défendre les intérêts de l’ensemble des populations africaines au sein des institutions internationales.

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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 23:25
Mon action vise à agir pour transformer les institutions monétaires et financières internationales.

La France et l’Europe doivent contribuer à une transformation des rapports monétaires et financiers internationaux. Elles peuvent le faire à partir d’une mobilisation nouvelle et d’une transformation effective de leurs propres institutions monétaires et de crédit, dans le but d’une émancipation mondiale des pressions des marchés financiers et d’une promotion commune de toutes les capacités humaines de la planète.

Il s’agit aussi de construire une coopération monétaire nouvelle et un autre système mondial avec un Fonds monétaire international émancipé de la domination du dollar. On viserait ainsi à promouvoir une monnaie commune mondiale de coopération. Conçue à partir d’une réforme très profonde des droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, cette monnaie nouvelle permettrait de faire reculer le rôle hégémonique de la devise américaine et de partager, à l’échelle du monde entier, le pouvoir de création monétaire pour des crédits contribuant à sécuriser l’emploi, la formation de chaque être humain. Ainsi le monde annoncerait un nouveau type de croissance et de développement.

Je souhaite agir pour obtenir une alliance durable avec tous les pays qui le souhaitent pour faire émerger d’autres règles plus solidaires, plus démocratiques, plus responsables en matière d’échanges commerciaux. Cette alliance stratégique concerne en tout premier lieu les pays du Sud.

En divers points de la planète la France est présente avec des départements et territoires qui, pour plusieurs d’entre eux, ont subi l’esclavage et contribué à l’accumulation des richesses pour le pays colonisateur. Ces peuples, confrontés à une domination néo-coloniale, sont aujourd’hui fragilisés et appauvris. Une aide exceptionnelle à leur développement est à assurer par la France.

Les institutions financières internationales doivent être réformées et dégagées de la tutelle du dollar et des marchés financiers, pour promouvoir une monnaie commune mondiale de co-développement.

Je me battrai contre les paradis fiscaux et les délocalisations fiscales ;

L’OMC devra être pleinement intégrée au système des Nations Unies et réorientée en faveur du progrès social.

L’ONU doit être réformée, démocratisée, avec le renforcement des pouvoirs de son assemblée générale, l’augmentation des membres de son conseil de sécurité et la coopération avec les sociétés civiles, son rôle doit être revalorisé pour contribuer à la promotion de rapports plus solidaires dans le monde, à la réduction des inégalités mondiales, à la prévention des conflits et à la reprise du désarmement, à la réduction des dépenses militaires, à la répression des trafics d’armes.

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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 23:25
haltesexpulsions.jpg Mon combat législatif sera celui du droit de vote et d’éligibilité aux résidents étrangers à toutes les élections (après trois ans de résidence pour les élections locales et dix ans pour les élections nationales).

Ces hommes et ces femmes travaillent, ont une vie de famille, paient des impôts, participent souvent à la vie associative ou syndicale. Ils veulent vivre dignement, en toute légalité, au grand jour. Ils ne doivent pas être des citoyens de seconde zone.

 

Pour moi, les migrations de populations ont pris une nouvelle et durable dimension internationale. Pour une bonne part, elles résultent de la misère, conséquence des politiques colonialistes d’hier et d’un ordre économique mondial injuste qui déstructure les sociétés et étouffe leurs possibilités de développement. Elles sont encouragées par des employeurs qui cherchent une main-d’œuvre sans droit et à bon marché. Les solutions administratives et répressives sont inhumaines et inefficaces.

Par ailleurs, des « quotas » ne feraient que renforcer le pillage en faveur des employeurs des pays développés.

 

Je propose donc des mesures d’efficacité et de dignité :

  • Abroger la loi CESEDA de 2003 qui institue « l’immigration choisie », ‘est à dire une politique néo-coloniale et qui renie le droit d’asile et la loi « Immigration et Intégration » de 2006. ceseda.jpg
  • Le développement des partenariats avec les pays d’émigration afin de mettre fin à l’exode de la misère et d’assurer la liberté de circulation et la régularité de tous les migrants.
  • Faire reculer les situations de clandestinité, en assurant le respect du droit d’asile, en régularisant tous les sans-papiers avec un titre de séjour de 10 ans, en facilitant les conditions d’accès à la citoyenneté, en supprimant les visas de court séjour, les zones d’attente et les centres de rétentions qui ont terni l’image de la France. Les modalités du droit d’installation des étrangers seront fixées dans le respect absolu de la dignité et des droits fondamentaux des personnes, en relation avec les principes essentiels de développement des pays du Sud et de l’objectif de co-développement de tous les peuples.
  • Je souhaite la suppression des restrictions imposées au regroupement familial ;
  • Je lutterai aussi contre l’exploitation des travailleurs clandestins et la double peine. Je m’associerai à ceux qui veulent obtenir la ratification de la Convention des Nations Unies sur la protection des travailleurs migrants et des membres de leur famille.

 

 

 

Par Nadine Luc - Publié dans : Propositions
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 23:23
Le niveau du commerce équitable nord sud en France n’est pas à la hauteur de la solidarité nécessaire à la construction d’une autre Monde. Je propose de lancer un plan de développement du commerce équitable Nord-Sud pour atteindre un objectif de 10 à 30% de part de marché pour les produits équitables produits exclusivement dans les pays du sud. Pour garantir la transparence et l’équité, je propose la construction d’un cadre normatif au niveau français et européen. ecoequitable.png

Deux Français(e)s sur trois aspirent à un commerce équitable comme norme générale de commerce.

Pour transformer ce phénomène de société en enjeux de société, je propose d’établir un plan global de 5 à 15 ans pour que le commerce équitable Nord-Nord couvre de 40 à 60% des produits et services aux consommateurs.

Je propose aussi

  • la mise en place d’un « comité national du Commerce Equitable Nord-Sud et Nord-Nord » sous l’autorité du Parlement pour la construction d’un cadre normatif au niveau français et européen.
  • La création d’un ministère de l’économie sociale, solidaire, équitable, placé sous le contrôle d’un observatoire des engagements.

Concernant la grande distribution, des décisions d’une dizaine d’équipes dirigeantes de grandes enseignes et des centrales d’achat dépendent environ 60 millions de consommateurs, 400 000 agriculteurs et 70 000 entreprises. Ce n’est pas acceptable dans une démocratie. Il est temps que les Français et les Françaises décident démocratiquement et en transparence du rôle de la grande distribution dans leur pays. Je propose la création immédiate d’un filière équitable des fruits et légumes et la mise en place d’un observatoire démocratique « transparence t équité » de cette filière.

A court et moyen terme, je souhaite la mise en place de mesures incitatives, puis contraignantes d’applications des règles du commerce équitable à toute la chaîne de la grande distribution du producteur-fabricant jusqu’au consommateur avec la généralisation de quelque critère de commerce équitable et des observatoires « transparence et équité » par filières. Je soutiens à moyen et à long terme la modification profonde du statut des grandes entreprises commerciales et l’intégration des consommateurs dans les décisions stratégiques à répercussion sur le social, l’environnemental, le sociétal.

10% de la richesse nationale sont déjà produits par le secteur de l’économie sociale et solidaire où travaillent 2 000 000 de personnes. La primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus, l’interdiction des plus values pour les coopératives, la finalité du service aux membres ou à la collectivité plutôt que le profit, sont des caractéristiques de ce secteur.

Par Nadine Luc - Publié dans : Propositions
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 23:22
Dans le cadre d’une politique environnementale de qualité, je défends les transports en commun. Je suis favorable à leur développement, à l’amélioration et la modernisation du matériel.

De même je pense que le transport en commun ne peut être garanti que dans le cadre du développement du service public. Je crois donc nécessaire d’exiger la création d’un grand service public des transports permettant à la fois aux usagers d’utiliser des transports sûrs, efficaces et au tarif sérieux et à la fois au personnel de travailler dans les conditions du service public.

Par Nadine Luc - Publié dans : Propositions
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 23:19
En tant que députée, je me battrais pour qu’aboutisse le projet de création d’un service public du logement. Parce que cette question est primordiale pour notre pays, la crise du logement touche 9 millions de personnes, il faut s’y atteler d’urgence.

Cette crise résulte de politiques publiques libérales favorisant la spéculation immobilière et conduisant à une pénurie de logements sociaux, une cherté des loyers et des difficultés grandissantes pour l’accession à la propriété.

La République doit garantir dans les faits un droit au logement décent pour tous au même titre que le droit à l’éducation et à la santé. Tout comme il existe un service public de l’Education nationale, un système d’assurance maladie, l’Etat doit créer un outil républicain pour assurer la mise en œuvre effective du droit au logement. Untoitpour-tous.jpg

Je propose de mettre en débat la construction de 120 000 logements sociaux par an, de haute qualité environnementale, à loyer modéré, jusqu’à satisfaction des besoins. De même qu’il faut parvenir à mettre en place un plan d’urgence avec réquisition des logements vacants.

Je suis favorable à l’augmentation des petites structures pour les sans-logis bénéficiant d’un accompagnement sanitaire, social et psychologique renforcé. De même je milite pour une sécurité sociale du logement dès le premier logement avec une garantie du risque locatif pour l’accès et le maintien dans un logement décent. Je souhaite aussi la revalorisation des aides au logement, faire baisser le coût du logement, le limiter à 20% des revenus du foyer.

Il est inadmissible que la loi SRU ne soit pas appliquée par un grand nombre de maires. Les maires hors-la-loi doivent être inéligibles.

Je préconise aussi le retour à un budget de l’Etat pour le logement égal à 2% du PIB et un aide à la pierre. Il faut supprimer les cadeaux fiscaux aux plus riches qui louent des loyers inaccessibles ! Je suis favorable à une mobilisation du système de financement de l’argent public collecté pour le logement social (livret A, caisse des dépôts et des Consignations etc.). Il faut taxer la spéculation foncière et immobilière.

Enfin concernant l’action de l’ANRU, je suis évidemment favorable à la concertation publique. L’importance du logement est telle pour les familles que les exclure de la réflexion sur la démolition/reconstruction/rénovation de leur habitat n’est pas pensable. Dans ma ville, je soutiens l’action de l’équipe municipale qui a entièrement associé un quartier à sa rénovation dans le cadre de l’ANRU

Enfin pour l’accueil des gens du voyage, je suis favorable à ce que soient étendues les études en permettant la collaboration entre les communautés de communes (comme cela a été le cas à Créteil), afin de trouver les meilleures solutions pour apporter aux gens du voyage toutes les garanties nécessaires à leur bon accueil dans nos villes. La caravane ne me semble pas contradictoire dans ce cas précis des gens du voyage comme lieu d’habitat.

Par Nadine Luc - Publié dans : Propositions
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Les candidats

 

cart-circon.jpgNadine Luc, enseignante à Choisy-le-Roi, mère de famille. Naturellement engagée dans la vie locale, sensible aux questions culturelles, présente dans les luttes pour l'école et la formation des jeunes. Conseillère municipale, élue en 2002, elle impulse l'importante question de la politique de la ville.

Jean jacques Porcheron, journaliste, engagé dans la vie sociale à Créteil depuis 1970 a été élu conseiller municipal en 1983. Militant politique, dirigeant local et départemental du PCF, et associatif, Maire adjoint en 1995, il est aujourd’hui conseiller municipal délégué et vice-président de la Communauté d’Agglomération de la Plaine Centrale du Val de Marne – associant les communes d’Alfortville, Créteil et Limeil Brévannes.

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